

Quand on parle de rénovation énergétique, on pense immédiatement au chauffage. Pourtant, la production d’eau chaude sanitaire peut elle aussi représenter une part importante de la consommation énergétique d’un logement.
À compter du 1er septembre 2026, les Certificats d’Économies d’Énergie évoluent justement pour encourager davantage le remplacement des systèmes d’eau chaude sanitaire utilisant des énergies fossiles.
Parmi les équipements concernés : le chauffe-eau thermodynamique, mais aussi plusieurs solutions utilisant l’énergie solaire thermique.
Pour les particuliers qui envisagent de remplacer une production d’eau chaude au gaz ou au fioul, cette évolution peut rendre certains projets beaucoup plus intéressants.
Ce qui change à partir du 1er septembre 2026
Un nouvel arrêté renforce les bonifications CEE accordées à plusieurs solutions permettant de produire de l’eau chaude sanitaire ou du chauffage à partir d’énergies moins carbonées.
Le texte concerne notamment :
- le chauffe-eau thermodynamique ;
- le chauffe-eau solaire individuel ;
- le système solaire combiné ;
- certains systèmes associant solaire photovoltaïque et thermique ;
- certains dispositifs solaires thermiques.
La principale évolution concerne le volume de CEE généré par ces opérations.
Pour un chauffe-eau thermodynamique à accumulation relevant de la fiche BAR-TH-148, ce volume peut désormais être multiplié par 7 pour une opération réalisée au bénéfice d’un ménage modeste et par 4 pour les autres ménages, sous réserve de respecter toutes les conditions du dispositif.
Cela ne signifie pas que la prime en euros versée au particulier est automatiquement multipliée par 7 ou par 4. Les coefficients s’appliquent au volume de Certificats d’Économies d’Énergie, dont la valorisation financière dépend ensuite du dispositif et des conditions de l’opération.
Avant / après : quelle différence pour votre projet ?
Jusqu’à présent, l’installation d’un chauffe-eau thermodynamique pouvait déjà permettre de bénéficier de CEE lorsqu’elle répondait aux exigences techniques prévues.
À partir du 1er septembre 2026, l’État ajoute une bonification particulièrement importante, mais avec une contrepartie : le projet doit contribuer à une véritable décarbonation de la production d’eau chaude sanitaire.
En clair, l’objectif n’est plus simplement d’ajouter un équipement performant à côté d’une production fossile existante. Pour bénéficier de la nouvelle bonification, le système de production d’eau chaude sanitaire après travaux ne doit pas conserver un équipement pouvant fonctionner avec un combustible fossile.
C’est une différence essentielle.
Qu’est-ce qu’un chauffe-eau thermodynamique ?
Un chauffe-eau thermodynamique fonctionne sur le principe d’une petite pompe à chaleur dédiée à l’eau chaude sanitaire.
Il récupère les calories présentes dans l’air pour chauffer l’eau stockée dans un ballon. Une partie importante de l’énergie utilisée pour produire votre eau chaude provient ainsi de l’environnement plutôt que d’une résistance électrique classique ou de la combustion de gaz ou de fioul.
Bien dimensionné et installé dans de bonnes conditions, il permet donc de réduire l’énergie nécessaire à la production d’eau chaude sanitaire.
Il peut être particulièrement pertinent lorsqu’un projet de rénovation prévoit de séparer la production d’eau chaude du système de chauffage.
Pourquoi l’État renforce-t-il les aides ?
La logique est assez simple : la transition énergétique d’une maison ne s’arrête pas au remplacement du chauffage.
Prenons une chaudière gaz mixte. Elle assure généralement deux fonctions :
chauffer la maison et produire l’eau chaude sanitaire.
Si elle est remplacée par une pompe à chaleur dédiée uniquement au chauffage mais que la production d’eau chaude reste au gaz, le logement utilise toujours une énergie fossile pour une partie de ses besoins.
Les nouvelles règles cherchent donc à encourager des projets qui traitent également l’ECS.
C’est une évolution importante dans la manière de penser une rénovation : on ne raisonne plus uniquement appareil par appareil, mais de plus en plus sur le système énergétique global du logement.
Un exemple concret
Vous possédez une maison dans laquelle une chaudière gaz assure actuellement le chauffage et la production d’eau chaude.
Vous souhaitez réduire votre dépendance au gaz.
Votre projet peut par exemple prévoir : une pompe à chaleur pour le chauffage + une solution décarbonée pour la production d’eau chaude sanitaire, telle qu’un chauffe-eau thermodynamique.
La production d’ECS au gaz est supprimée.
Si le projet et les équipements répondent à toutes les conditions du dispositif CEE, le chauffe-eau thermodynamique peut alors bénéficier de la nouvelle bonification applicable à compter du 1er septembre.
À l’inverse, si vous installez un chauffe-eau thermodynamique tout en conservant parallèlement une production d’eau chaude fonctionnant au gaz, la nouvelle bonification renforcée ne pourra pas être mobilisée dans les mêmes conditions.
C’est pourquoi il est important de réfléchir au projet avant de choisir les équipements.
Une mesure particulièrement intéressante jusqu’à la fin de l’année 2026
La nouvelle bonification vise les opérations engagées à compter du 1er septembre 2026 et avant le 1er janvier 2027.
Autrement dit, dans l’état actuel de la réglementation, il s’agit d’une fenêtre particulièrement intéressante pour les projets engagés durant l’automne 2026.
Attention : « opération engagée » ne signifie pas nécessairement que l’ensemble des travaux doit être terminé avant le 31 décembre. Dans le dispositif CEE, la date d’engagement correspond généralement à l’acceptation du devis, sous réserve des règles propres à l’opération concernée.
Et les solutions solaires ?
Le chauffe-eau thermodynamique n’est pas le seul équipement concerné.
Le texte renforce également les bonifications applicables à plusieurs solutions de solaire thermique, notamment le chauffe-eau solaire individuel et le système solaire combiné.
Le principe reste le même : les bonifications sont particulièrement favorables lorsque les travaux permettent de supprimer la présence d’un équipement fossile pour l’usage concerné, qu’il s’agisse de l’eau chaude sanitaire seule ou du chauffage et de l’eau chaude selon le système installé.
Toutes les solutions ne sont cependant pas cumulables entre elles. Le choix doit donc être effectué en fonction des caractéristiques du logement et de l’ensemble du programme de travaux.
Quel est le montant de votre aide ?
Il n’existe pas une réponse identique pour tous les particuliers.
Le montant réel de la prime CEE dépend de nombreux paramètres : la nature des travaux, les équipements installés, la situation du ménage, les caractéristiques du logement, la date du projet et les règles de valorisation applicables.
C’est précisément pour cela qu’il est préférable de faire calculer les aides avant de signer votre devis.
Chez M-Energies, nous vérifions l’éligibilité de votre projet et nous déduisons directement la prime CEE lorsqu’elle est applicable, afin de réduire votre reste à charge.
Nous pouvons également étudier MaPrimeRénov’ au cas par cas, en fonction de la nature du projet et de votre situation.
Vous évitez ainsi d’avoir à décoder seul les fiches BAR-TH, les coefficients CEE et les règles de cumul.
Faut-il forcément installer un chauffe-eau thermodynamique ?
Non.
Même avec une aide renforcée, un équipement n’est intéressant que s’il correspond réellement au logement.
Le volume d’eau chaude nécessaire, le nombre d’occupants, l’emplacement disponible pour le ballon, les caractéristiques du local, le système de chauffage existant et le projet global doivent être pris en compte.
Une aide ne doit jamais être le seul critère de choix d’un équipement.
Chez M-Energies, notre rôle est d’abord de vous orienter vers une solution cohérente avec vos besoins et votre installation, puis d’identifier les aides permettant d’en optimiser le financement.
Ce qu’il faut retenir
À partir du 1er septembre 2026, les CEE deviennent plus favorables à plusieurs solutions permettant de décarboner la production d’eau chaude sanitaire.
Le chauffe-eau thermodynamique bénéficie notamment d’une forte bonification du volume de CEE, avec un coefficient pouvant atteindre ×7 pour les ménages modestes.
Mais pour profiter de cette bonification renforcée, le projet doit respecter plusieurs conditions, dont l’absence, après travaux, d’un système de production d’ECS utilisant un combustible fossile.
La bonne approche consiste donc à réfléchir simultanément au chauffage, à l’eau chaude sanitaire et aux aides disponibles.
Vous envisagez de remplacer votre chaudière ou votre production d’eau chaude ?
Les équipes M-Energies peuvent étudier votre installation, vous conseiller sur les équipements adaptés et calculer les aides mobilisables avant le lancement de votre projet.
Nous nous chargeons des démarches liées aux CEE et déduisons votre prime lorsqu’elle est éligible. MaPrimeRénov’ est étudiée au cas par cas selon votre situation.
Source officielle :
Consulter l’arrêté du 17 août 2026 sur les nouvelles bonifications CEE
Questions fréquentes
Le chauffe-eau thermodynamique est-il éligible aux CEE en 2026 ?
Oui, sous réserve de respecter les critères de la fiche CEE correspondante. À compter du 1er septembre 2026, une bonification supplémentaire est prévue lorsque les conditions de décarbonation sont respectées.
La prime est-elle réellement multipliée par 7 ?
Pas exactement. Le coefficient ×7 s’applique au volume de CEE pour les ménages modestes. Il ne faut donc pas traduire automatiquement ce coefficient par une prime financière sept fois plus élevée.
Puis-je conserver une production d’eau chaude au gaz ?
Vous pouvez techniquement conserver votre installation, mais vous ne bénéficierez pas de la nouvelle bonification renforcée du chauffe-eau thermodynamique si le système d’ECS après travaux conserve un équipement utilisant un combustible fossile.
